Exercice de relaxation de 5 minutes au bureau
Une pause courte, discrète et sans matériel pour quitter l’écran, changer de posture et retrouver un rythme plus calme. La séance se pratique assis ou debout, sans étirement forcé.

Changer d’activité avant la fatigue
Une pause d’écran n’a pas besoin d’être longue pour être utile. L’objectif est de varier la posture, le regard et les gestes avant que l’inconfort ne s’installe.
Les recommandations britanniques sur le travail sur écran privilégient des pauses courtes et fréquentes, avec changement d’activité, de posture et si possible un peu de mouvement. Cette routine de cinq minutes est un format pratique, pas une durée universelle ni une obligation médicale.
Le bon repère : la pause doit interrompre réellement l’activité à l’écran. Faire défiler son téléphone sollicite encore les yeux et maintient souvent la même posture.

Couper le flux pendant cinq minutes
Posez le téléphone face contre table, fermez les notifications et reculez légèrement de l’écran. Si vous restez assis, placez les pieds à plat et laissez le dossier soutenir votre dos.
Regard
Choisissez un point éloigné ou fermez doucement les yeux quelques secondes.
Appuis
Sentez le contact des pieds, du bassin et du dossier sans chercher une posture parfaite.
Amplitude
Gardez tous les mouvements lents, confortables et faciles à interrompre.
Cinq minutes, cinq gestes simples
Quitter l’écran
Regardez au loin. Clignez naturellement des yeux, desserrez la mâchoire et laissez la respiration suivre son rythme habituel.
Relâcher les épaules
Montez-les légèrement à l’inspiration, puis laissez-les redescendre à l’expiration. Répétez trois ou quatre fois, sans rouler la tête.
Délier les mains
Ouvrez et fermez les doigts. Tournez doucement les paumes vers le haut puis vers le bas, sans tirer sur les poignets.
Réveiller les jambes
Levez alternativement les talons et les pointes. Si c’est possible, mettez-vous debout et faites quelques pas tranquilles.
Respirer et choisir
Inspirez et expirez doucement, sans forcer. Nommez ensuite la seule tâche que vous reprendrez en premier.
Pas besoin d’un chronomètre exact. Les cinq étapes servent de guide. Si un geste vous gêne, passez au suivant ou revenez simplement à une respiration normale.
Laisser l’expiration s’allonger naturellement
Assis ou debout, gardez les pieds stables. Laissez le souffle descendre aussi bas que cela reste confortable, sans gonfler volontairement le ventre ni remplir les poumons au maximum.
Vous pouvez compter doucement de 1 à 4 à l’inspiration et de 1 à 4 à l’expiration. Si le compte crée un manque d’air, abandonnez-le. Une respiration calme doit rester souple, silencieuse et immédiatement réversible.

Une version discrète, même en open space
Si vous restez assis
- Éloignez les mains du clavier.
- Posez les pieds à plat ou sur un repose-pieds.
- Regardez au-delà de l’écran.
- Faites des mouvements d’épaules de faible amplitude.
Si vous pouvez vous lever
- Allez remplir un verre d’eau.
- Marchez quelques pas sans regarder le téléphone.
- Changez de tâche pendant un instant.
- Revenez au poste sans vous presser.

Revenir à une tâche précise
La dernière minute sert de transition. Avant de rouvrir toutes les fenêtres, choisissez une action courte : répondre à un message, relire une page ou terminer une étape.
Réajustez la distance de l’écran et la position du clavier si nécessaire. Une routine de détente ne corrige pas à elle seule un poste mal adapté : si l’inconfort revient souvent, l’organisation, le mobilier et la charge de travail méritent aussi d’être examinés.
Une pause légère, pas une séance d’étirement intense
Gardez
- Des mouvements lents et indolores.
- Une respiration sans apnée volontaire.
- Un véritable changement visuel et postural.
- Une reprise progressive et ciblée.
Évitez
- De tirer la tête avec la main.
- De faire craquer la nuque ou le dos.
- De forcer un poignet douloureux.
- De considérer la pause comme un test de souplesse.
La relaxation ne remplace pas une évaluation ergonomique. Des douleurs récurrentes peuvent nécessiter l’avis d’un professionnel de santé ou du service de santé au travail.
Quand arrêter l’exercice
Arrêtez tout mouvement qui provoque douleur, vertige, engourdissement, faiblesse, essoufflement inhabituel ou malaise. Asseyez-vous si vous vous sentez instable. Une douleur thoracique, une difficulté respiratoire importante ou un symptôme brutal nécessite une aide médicale urgente.
Si vos douleurs de cou, de dos, de bras ou de main persistent, s’aggravent ou perturbent le travail, demandez un avis professionnel. Ce guide propose une pause de bien-être générale ; il ne pose pas de diagnostic et ne traite pas une maladie.
Une pause facile à intégrer
Faut-il fermer les yeux ?
Non. Vous pouvez simplement regarder un objet éloigné. Fermez-les seulement si cela vous convient et si votre environnement est sûr.
Dois-je faire la routine exactement toutes les heures ?
Il n’existe pas de fréquence unique adaptée à tous les métiers. Des pauses courtes et fréquentes sont généralement préférables ; adaptez-les au travail, aux règles de l’entreprise et à vos besoins.
Cette routine soulage-t-elle le stress ?
Elle peut offrir une parenthèse subjective de calme, mais ce n’est pas un traitement. Un stress persistant, intense ou invalidant mérite un accompagnement adapté.
Peut-on la pratiquer debout ?
Oui, à condition d’être stable. Gardez une chaise proche si vous avez tendance à avoir des vertiges ou des problèmes d’équilibre.